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Primo-adoptants : prochain dépôt le 4 novembre, et il reste cinq jours

Jusqu'à 75 000 $ pour une jeune pousse qui teste sa technologie chez une entreprise établie. Le dernier appel a financé 29 projets.
Le programme Primo-adoptants du ministère de l'Économie a trois dates de dépôt cette année. Les deux premières, le 3 avril et le 17 juillet, sont passées. La dernière est le 4 novembre 2026 à 17 h.
Le principe : une jeune entreprise innovante en précommercialisation s'associe à une entreprise établie qui testera sa technologie — et qui sera, potentiellement, son premier acheteur. La subvention va à la jeune pousse, jusqu'à 60 % des dépenses admissibles et un maximum de 75 000 $ par entreprise, sur une période pouvant aller jusqu'à 18 mois. L'entreprise primo-adoptante doit elle-même mettre au moins 20 % des dépenses admissibles en argent comptant.
Ce qui a été financé la dernière fois
Le 9 juin, Québec a annoncé l'appui de 29 projets : 1 953 737 $ accordés sur une valeur totale de projets de 3 406 658 $. La plupart des projets ont touché le maximum de 75 000 $ ; deux ont reçu moins, 30 000 $ et 33 967 $.
Les titres de projets situent les travaux un peu partout — Montréal, Mirabel, Mont-Tremblant, Longueuil, Eeyou Istchee — et couvrent l'aérospatiale, l'agroalimentaire, le tourisme et la culture, la santé, la construction et les matériaux, l'énergie, les services numériques.
« Introduire de nouvelles technologies dans les entreprises représente un réel défi », a déclaré Daniel Bernard, ministre délégué à l'Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises, en ajoutant que le soutien « sert à augmenter la productivité des organisations ».
Qui est admissible, concrètement
Du côté de la jeune entreprise : immatriculée au Québec, siège social et personnel principal au Québec, en précommercialisation, appuyée par un incubateur ou un accélérateur reconnu, détenue à moins de 50 % par d'autres entreprises, et avec un fondateur qui y travaille à temps plein — 35 heures et plus par semaine.
Du côté de l'entreprise primo-adoptante : immatriculée au Québec et, si elle est à but lucratif, elle vend déjà des produits ou des services. Elle doit avoir l'intention d'acquérir éventuellement la technologie. Elle ne peut pas détenir d'actions dans la jeune pousse ni partager des administrateurs avec elle.
Ce dernier point élimine beaucoup de montages où l'« acheteur » est en réalité un proche du fondateur. L'esprit du programme est de valider une technologie auprès d'un client réel.
Le piège du calendrier
Il y a deux façons de déposer : par courriel à startups-innovation@economie.gouv.qc.ca avec le formulaire PDF signé et la lettre d'engagement de l'incubateur, ou en ligne avec un compte clicSÉQUR – Entreprises.
À cinq jours de l'échéance, la voie en ligne n'est plus réaliste si vous n'avez pas déjà le compte : créer un clicSÉQUR prend de trois à quatre semaines, et l'inscription au service du ministère ajoute 24 à 48 heures. Pour le 4 novembre, c'est le courriel.
L'autre contrainte à régler aujourd'hui, pas jeudi : la lettre d'engagement de l'incubateur ou de l'accélérateur, et l'accord écrit du primo-adoptant sur sa contribution de 20 % en argent. Ce sont deux signatures qui viennent de l'extérieur de votre bureau, et c'est là que les dossiers manquent l'échéance.
Si vous n'y arrivez pas d'ici jeudi, notez que le programme s'inscrit dans la Stratégie québécoise de recherche et d'investissement en innovation 2022-2027 : d'autres appels sont probables, mais aucune date n'est publiée au-delà du 4 novembre.
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