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Entrepreneurs québécois : vous ne savez pas ce que vous manquez

Être inscrit dans les bons répertoires reste l'une des façons les plus simples pour une PME québécoise d'être trouvée en ligne. Où s'inscrire, dans quel ordre, et pourquoi la cohérence compte plus que le nombre.

Une PME québécoise qui n'apparaît nulle part ailleurs que sur son propre site existe, pour Google, à peu près autant qu'un commerce sans enseigne. Les répertoires règlent ce problème — à condition de s'y prendre correctement, et de ne pas en faire trop.

Ce qu'un répertoire apporte vraiment

Trois choses, dans l'ordre d'importance :

Des visiteurs qui cherchent déjà. Quelqu'un qui parcourt un répertoire d'entreprises locales n'est pas en train de flâner : il cherche un fournisseur. Le volume est faible, mais l'intention est forte.

Un signal de cohérence pour Google. Quand le même nom, la même adresse et le même numéro apparaissent sur une quinzaine de sources indépendantes, Google en conclut que l'entreprise existe bel et bien à cet endroit. C'est un des piliers du référencement local.

Une page de plus qui parle de toi. Sur une recherche de ton nom d'entreprise, ces fiches occupent la première page. Autant qu'elles soient à jour.

Par où commencer

Dans cet ordre, parce que le rendement décroît vite :

  1. Google Business Profile. Non négociable. C'est de loin la source la plus consultée.
  2. Les Pages Jaunes. Encore très consultées au Québec, particulièrement hors des grands centres.
  3. Ta chambre de commerce locale. Inscription souvent incluse dans la cotisation, et le lien vient d'un site local crédible.
  4. Les répertoires sectoriels : l'association de ton métier, l'ordre professionnel, le regroupement régional.
  5. Les répertoires québécois généralistes, dont celui-ci.
  6. Bing Places, Apple Plans, Facebook. Rapides à remplir, et ils alimentent les assistants vocaux et les GPS.

La règle qui décide de tout

Nom, adresse, téléphone — écrits exactement de la même façon partout. Même abréviation de rue, même format de numéro, même présence ou absence du numéro de bureau.

C'est ennuyeux, et c'est pourtant ce qui distingue une présence qui sert d'une présence qui brouille. Trois variantes de la même adresse sur douze sites, et le signal envoyé à Google devient flou.

Le plus simple : écris ta fiche une fois dans un document — nom, adresse, téléphone, courriel, description courte, description longue, horaire, liens — et copie-colle à chaque inscription.

Ce qu'il ne faut pas faire

Payer pour de l'inscription en masse. Les services qui promettent 500 annuaires soumettent des fiches sur des sites que personne ne visite, souvent avec des données approximatives. L'effet sur le référencement est nul, voire négatif.

S'inscrire et oublier. Une fiche avec l'ancien numéro de téléphone fait perdre des appels pendant des années. Une révision annuelle suffit.

Confondre quantité et qualité. Dix répertoires pertinents, exacts et à jour valent plus que cent fiches génériques.

La demi-journée qui règle ça

Réserve trois heures, une seule fois :

  1. Rédige ta fiche type dans un document.
  2. Réclame et complète ta fiche Google.
  3. Inscris-toi sur les cinq sources les plus pertinentes pour ton secteur et ta région.
  4. Cherche ton nom d'entreprise dans Google et corrige les vieilles fiches que tu y trouveras — il y en a presque toujours.

C'est du travail sans gloire, qui ne se voit pas le jour même. Mais c'est la base sur laquelle tout le reste du référencement local s'appuie.

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