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Code HTTP explication : guide ultime pour tout comprendre en 3 minutes

200, 301, 404, 500 : ce que chaque code de statut veut dire, lesquels comptent pour le référencement, et quoi faire quand ton site en renvoie un mauvais.

Chaque fois qu'un navigateur demande une page, le serveur répond avec un numéro. On ne le voit jamais quand tout va bien, mais ce numéro décide si Google garde ta page, la remplace ou l'oublie. Voici les seuls codes à retenir.

Les familles

Le premier chiffre suffit à savoir de quoi on parle :

  • 2xx : ça a fonctionné
  • 3xx : la page a déménagé
  • 4xx : la demande est fautive (souvent une adresse qui n'existe pas)
  • 5xx : le serveur a planté

200 — tout va bien

La réponse normale. La page existe et s'affiche. Rien à faire.

301 — déménagement permanent

Le code le plus important pour une PME qui refait son site. Il dit : « cette adresse a changé, voici la nouvelle, définitivement ». Google transfère alors la valeur accumulée par l'ancienne page vers la nouvelle.

Sans 301, une refonte efface des années de référencement. Les anciennes adresses renvoient une erreur, les visiteurs qui arrivent d'un vieux lien tombent dans le vide, et le positionnement repart de zéro.

La règle de la refonte : chaque ancienne adresse doit pointer, par une redirection 301, vers la page équivalente du nouveau site. Pas vers la page d'accueil pour tout le monde — vers l'équivalent réel.

302 — déménagement temporaire

Dit à Google : « garde l'ancienne adresse, je reviens ». Utile pendant des travaux de quelques jours. Utilisé par erreur à la place d'un 301, il empêche le transfert de valeur. C'est une confusion fréquente, et coûteuse.

404 — page introuvable

Normal dans certains cas : un produit retiré, une vieille promotion. Ce n'est pas une faute en soi, et avoir des 404 ne pénalise pas un site.

Ce qui nuit, c'est un 404 sur une page qui recevait des visites ou des liens. Deux réflexes : vérifier les 404 signalés dans Search Console, et rediriger en 301 celles qui comptaient.

Prévois aussi une page 404 utile : un mot d'explication, la barre de recherche, les liens principaux. Pas un écran blanc.

403 — accès interdit

Le fichier existe, mais le serveur refuse de le montrer. Presque toujours un problème de permissions ou une règle de sécurité trop large. Si des visiteurs le rapportent, c'est ton hébergeur qu'il faut appeler.

410 — supprimé pour de bon

Comme un 404, mais volontaire et définitif. Google retire la page de son index plus vite. Utile pour nettoyer après avoir supprimé des centaines de pages obsolètes.

500 et 503 — le serveur a un problème

500 : erreur interne. Souvent une extension WordPress, une mise à jour ratée, un script en défaut. Le site est inaccessible ; c'est l'urgence.

503 : service indisponible temporairement. C'est le bon code pendant une maintenance planifiée : il dit à Google de repasser plus tard sans dévaluer les pages.

Comment vérifier ce que ton site renvoie

Une extension de navigateur qui trace les redirections affiche le code de chaque page visitée. Search Console, de son côté, liste les erreurs rencontrées par Google sur l'ensemble du site.

À surveiller en priorité : les 404 sur des pages qui avaient du trafic, les chaînes de redirections (une page qui en appelle une autre, qui en appelle une troisième) et tout 5xx qui revient.

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